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Répartition
spatiale du dioxyde d'azote (NO2)
Le
rapport complet de cette synthèse est disponible sur
demande à Lig’Air et téléchargeable sur www.ligair.fr >
Documentation>Etudes.
Référence : « Agglomération
de Montargis - Campagne de mesure - 2004 », 2004,
17 p.
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Dans le
cadre du programme d'extension du réseau de surveillance
de la qualité de l'air, inscrit dans les propositions du
Plan Régional de la Qualité de l’Air, et financé par la
région Centre et l'ADEME (Contrat de Plan Etat-Région),
l'agglomération de Montargis doit être équipée d'une
station fixe de mesure de la qualité de l’air.
Afin de
dresser un premier état des lieux des niveaux générés
par la circulation automobile sur l’agglomération de
Montargis, Lig’Air a mené une campagne de mesures du
dioxyde d’azote (NO2) par tubes à diffusion
passive du 23 juin au 8 juillet 2004. Cette étude vise
l'estimation des concentrations du dioxyde d'azote sur
26 sites sélectionnés. Ce qui nous permettra de comparer
le comportement de ce polluant aux valeurs normatives en
vigueur et de mettre ainsi en relief les zones les plus
exposées. Ces zones seront susceptibles d'accueillir la
future station de mesure.
La cartographie,
obtenue lors de cette étude, doit être considérée comme
une image de la distribution spatiale des concentrations
en NO2 sur l'agglomération de Montargis, qui
reste spécifique à la période d'étude. Ainsi, les
concentrations enregistrées durant cette étude ne sont
pas représentatives des valeurs annuelles.
Résultats
La technique
d’échantillonnage (diffusion passive) utilisée lors de
cette étude ne permet pas de donner une estimation des
concentrations horaires des polluants étudiés. Les
résultats sont donnés sous forme de moyenne sur 15 jours
(durée de l’exposition des tubes). La comparaison
entre les niveaux observés avec la valeur limite et
l’objectif de qualité annuels sera utilisée ici à titre
indicatif.
Le polluant
normé dioxyde d’azote, ne présente pas de dépassement de
l’objectif de qualité et de la valeur limite annuelle de
l’année 2004 sur la zone d’étude et pendant la période
d’étude.
Toutes les
concentrations enregistrées sur l’ensemble des tubes
sont inférieures à 20 µg/m3.
L’ensemble
de ces données est à comparer aux valeurs constatées à
la même période en situation de fond sur les
agglomérations surveillées par Lig’Air les plus proches
de Montargis. Ainsi, les teneurs de dioxyde d’azote
obtenues à Orléans, Bourges et Chartres en situation de
fond sont de même ordre de grandeur que la moyenne de
celles observées à Montargis (Cf. tableau ci-dessous).
|
Agglomération |
Stations |
Moyenne en dioxyde
d’azote |
Valeur limite
annuelle 2004 |
Objectif de qualité
annuel
2004 |
|
Orléans |
Préfecture |
5 |
52 |
40 |
|
La Source |
8 |
|
Saint-Jean |
10 |
|
Bourges |
Leblanc |
9 |
|
Gibjoncs |
12 |
|
Chartres |
Fulbert |
10 |
|
Lucé |
8 |
|
Montargis |
Ensemble des sites |
12,5 |
|
Tous les sites sauf
les sites de fond influencé (tubes 13 à 16) |
11,3 |
Comparaison des teneurs (en
µg/m3) du dioxyde d’azote du 23 juin au 8
juillet 2004
Il est à
noter que le dioxyde d’azote observe un cycle
saisonnier. Ainsi, ce n’est pas l’été mais l’hiver que
les fortes concentrations sont enregistrées. En effet,
l’accumulation des polluants dans les basses couches de
l’atmosphère est favorisée lors de périodes de
conditions météorologiques anticycloniques froides
propices aux inversions de températures, qui empêchent
la bonne dispersion des polluants.
Par
conséquent, les niveaux observés durant cette période
peuvent être considérés parmi les concentrations les
plus faibles de l’année.
Cartographie du dioxyde
d’azote sur l’agglomération de Montargis
La carte de
pollution en NO2 montre, d’une façon
générale, que la pollution de fond en NO2 est
plus importante sur Montargis que sur les autres
communes ; mais aussi au sud de l’agglomération par
rapport au nord. Contrairement au nord, le sud de
l’agglomération est caractérisé par une forte densité de
population couplée avec un trafic routier dense
(présence de la RN60 à 22 300 véh./j. [Source : DRE
Centre 2002] et des échangeurs routiers). L’ensemble
de ces facteurs a un impact direct sur l’augmentation de
la pollution de fond d’une zone à l’autre. Les zones à
la densité de population faible et au trafic peu dense,
se caractérisent par des teneurs en NO2
faibles : c’est le cas du nord-est de l’agglomération en
particulier
Ce résultat
indique que malgré la forte circulation (22 300 véh./jour
dont 14% de poids lourds sur la RN60) sur les grands
axes entourant la ville de Montargis, la dispersion de
la pollution est plus favorisée dans l’axe nord-ouest /
sud-est (cours du Loing) même dans des conditions de
stabilité atmosphérique estivale (conditions
météorologiques non dispersives).
Dans
le cas de la mesure de la pollution de fond, la zone à
surveiller en priorité serait donc le centre ville, là
où la pollution d’origine automobile et la densité de
population sont les plus importantes. Ce site serait
représentatif de la pollution enregistrée en
agglomération et périphérie proche.
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