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[COVID-19] - Pourquoi la qualité de l’air n’est-elle pas bonne tous les jours alors que les activités ont baissé ?

Bien que le confinement réduise drastiquement le trafic routier, il n’est pas rare d'observer des indices de la qualité de l'air moyens à médiocres dans notre région.

L'indice de la qualité de l'air est obtenu en prenant en compte 4 polluants. En ville, le confinement a un impact important sur le trafic routier, ce qui entraine principalement une baisse des oxydes d'azote.

Les autres polluants, notamment les particules en suspension et l'ozone sont à leurs niveaux habituels et déterminent les indices en cette période printanière.

 

Même si le confinement a entraîné une baisse importante du trafic routier, il n’est pas totalement absent, ce qui maintient une pollution de fond, majoritairement en oxydes d'azote, qui est également accompagnée des émissions d’autres secteurs.

Les émissions industrielles diminuent aussi de manière plus ou moins marquée selon les secteurs d’activité, mais persistent.

Les émissions liées aux épandages agricoles printaniers (fumier/lisier et engrais azotés) sont à leur niveau habituel.

Il en va de même pour le chauffage les jours froids.

A cela s'ajoute le brûlage de déchets verts, qui rappelons-le est interdit et qui émet d'importantes quantités de particules fines.

 

Outre les émissions polluantes, de nombreux autres facteurs jouent par ailleurs sur la qualité de l’air et font que celle-ci varie selon les territoires : la météo, le relief, les vents, l’activité locale et celle des territoires frontaliers, etc.

Les phénomènes météorologiques comme l’ensoleillement, une hausse des températures et l’absence de vent sont des conditions météorologiques qui favorisent la transformation atmosphérique de certains polluants en d'autres polluants (par exemple l'ozone) impactant ainsi la qualité de l’air.