Les influences météorologiques

La qualité de l’air est directement liée aux conditions météorologiques. En effet, elle peut varier pour des émissions de polluants identiques en un même lieu, selon le temps (plus ou moins de vent, du oleil, etc.).

De manière simplifiée :

  • Le vent est favorable à la dispersion des polluants, notamment à partir de 20 km/h. Toutefois, il peut également amener des masses d’air contenant des polluants en provenance d’autres sources. Lorsqu’il est de faible vitesse, ces phénomènes de transport accompagné d’accumulation, est courant.
  • Le soleil est un paramètre très important car ses rayons UV interviennent dans la formation de polluants photochimiques tel que l’ozone. Donc, plus il y a de soleil, plus la production d’ozone sera importante s’il y a dans l’atmosphère les précurseurs nécessaires à ces réactions chimiques (c’est-à-dire les oxydes d’azote et les Composés Organiques Volatils).
  • Les précipitations influencent également la qualité de l’air. De fortes précipitations rabattent les polluants les plus solubles vers le sol (particules en suspension, dioxyde de soufre, dioxyde d’azote, etc.).
  • Enfin le phénomène d’inversion de température peut être à l’origine d’une augmentation des concentrations en polluants. Normalement la température de l’air diminue avec l’altitude (dans les basses couches de l’atmosphère), l’air chaud chargé de polluants se disperse à la verticale (principe de la montgolfière). Lorsque le sol s’est fortement refroidi pendant la nuit (par temps clair en hiver), et que la température à quelques centaines de mètres d’altitude est plus élevée que celle du sol, alors il y a phénomène d’inversion de la température. Les polluants se trouvent alors bloqués par cette masse d’air chaude en altitude plus communément appelée couche d’inversion.

Inversion de température